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Pyogazel
Son
travail est comme son blog : époustouflant!!! Cliquez sur
l'image ci-dessous pour vous y envoler!
 
B.G
:
Depuis combien de temps pratiquez-vous le
crochet et comment avez-vous commencé?
P. : Je
pratique le crochet depuis ma tendre enfance, ma mère nous a
enseigné,
à moi et à mes sœurs, tout ce
qu’elle savait des travaux d’aiguille :
couture, broderie, tricot, crochet. Je crois que j’avais 5 ou
6 ans
quand j’ai fait ma première chaînette,
et guère plus pour mon premier
napperon… rose. C’est à
l’adolescence que j’ai découvert la
confection
au crochet.
B.G
: Quel
genre d'ouvrage
préférez-vous réalisé?
P. : Les vêtements.
Non
pas que je méprise la déco, loin de
là, mais je trouve plus gratifiant
de travailler pour soi plutôt que pour son
intérieur… par ailleurs je
n’ai pas la patience nécessaire pour
réaliser un couvre-lit ou une
nappe que je trouverais satisfaisants.
En revanche les vêtements
d’été sont simples et rapides
à
réaliser, et un vrai délice à porter.
Les vêtements d’hiver demandent
déjà plus de temps… et j’en
ai fait
très
peu pour l’instant, exclusivement en taille enfant ! Comme
quoi
on peut
être flemmarde, impatiente et crocheter!
B.G
: Comment en êtes-vous venue
à la création de vos propres modèles?
P : Je manque de discipline.
Déjà
quand je suis un patron, je finis toujours par le modifier, et
à
l’arrivée cela n’a plus rien de commun
avec le projet de départ. A
force, j’ai cessé de suivre les
modèles, je me contente d’y trouver une
source d’inspiration.
Par
ailleurs, j’ai des mensurations hors norme
(forte poitrine, hanches fines, bras longs), l’industrie du
prêt-à-porter n’envisage pas ce type de
morphologie, encore moins celle
des éditeurs de patrons… Si je veux un
vêtement qui tombe bien je dois
soit refaire le modèle à mes mesures, soit tout
faire moi-même, de la
conception à la finition.
B.G
:
Plutôt
laine ou coton?
P. : Plutôt satin en fait,
j’aime tout ce qui brille et j’ai peu de
liquidités!
Mais la plupart de mes ouvrages sont en coton :
été oblige, et je viens du soleil...
Je n'ai été initiée à la
laine qu'il y a peu de temps, j'expérimente encore.
B.G
:Avez-vous
un moment
préféré dans la journée
pour faire du
crochet ou pour créer?
P. : J’aime
crocheter confortablement installée devant un film
à la maison, mais
c’est le moment le moins propice : soit je rate des mailles,
soit je
loupe des moments du film.
Le
plus souvent je crochète dans le bus ou dans le train.
Créer
c’est différent. J’y pense sans
arrêt. Quand je découvre un point,
quand je vois une photo de modèle original,
crocheté ou pas, que je
vais vouloir imiter, quand je déniche un nouveau fil, quand
je fais
tout à fait autre chose, si mon esprit vagabonde, je pense
crochet, je
cherche à associer des couleurs, à organiser des
motifs, à parfaire un
modèle, tout se met en place dans ma tête avant de
passer au crochet ou
au crayon.
Le
plus souvent, sans y avoir vraiment réfléchi,
j’attrape un fil, un crochet, parfois un dictionnaire de
points, et je
laisse parler mes doigts.
B.G
:Quels sont vos projets?
P. : Enseigner tout ce que je sais à
ma fille.
Continuer à en apprendre moi aussi.
Peut-être un jour être publiée.
Vivre de mon art. (dans une autre vie).
B.G
:Quel
place tient votre Blog dans votre vie
de Fée du Crochet?
P. : Avant
mon blog je ne notais pas ce que je faisais, en fait j’ai des
vêtements
au crochet que je ne pourrais pas refaire à
l’identique parce que je ne
me souviens plus de la démarche que j’avais
adoptée. Maintenant je note
tout, pour moi et pour ceux et celles qui partagent ma passion.
J’essaie
d‘être rigoureuse.
Avec mon blog, en particulier "crocheted", j’ai
intégré une communauté internationale
de fans du crochet, c’est une
source inépuisable d’inspiration et
d’enseignements.
C’est aussi un
journal de bords, il me permet de noter des idées, des
références, de
lister des techniques à explorer, une sorte de marque-page
interactif
du crochet sur le web.
Enfin, c’est mon porte-étendard. Je l’ai
créé
dans le but de démontrer la modernité du crochet.
J’espère qu’il
participera à redorer le blason de cet art mal
aimé.
B.G
:Selon
vous, que faudrait-il faire pour promouvoir l'art du crochet?
P. : Je
crois qu’il faudrait que les travaux d’aiguille et
les « loisirs
créatifs » en général soient
plus présents à l’école et
au collège.
Je
me souviens des leçons de couture que j’ai eu au
collège, à l’époque
cette discipline se nommait E.M.T (éducation manuelle et
technologique), j’ai énormément
progressé grâce à ces
leçons, et
l’e.m.t m’a initié à des tas
de choses que je pratique toujours… je
trouve dommage qu’on ne les propose plus.
Si la technique n’est
pas enseignée à une large échelle, il
est normale qu’elle demeure
confidentielle, et si elle est confidentielle, il est normal
qu’elle
soit invisible.
Or la seule façon de promouvoir un objet c’est
qu’il
soit visible : dans la presse, à la
télévision, au cinéma, dans la rue,
et pas sous forme de clichés vieillots comme c’est
encore le cas. Il
faut que le crochet entre à l’école.
Par ailleurs il existe quelques initiatives américaines,
organisées par la Crochet Guild Of America (CGOA http://www.crochet.org/ ), qui
gagneraient aussi à être adoptées :
- le concours de la crocheteuse la plus rapide,
- la rencontre crochet, une réunion au jour J à
organiser en plein air (pour être visible) dans chaque ville
de France.
Et pourquoi pas
- un jour de fête non officiel, la « faites du
crochet ! », organisée en collaboration avec les
écoles et les musées,
- et aussi un magazine en ligne, quelque chose qui serait
d’allure pro comme Crochet me ! ( http://www.crochetme.com/
)
B.G
:Quel conseil donneriez-vous à
une personne qui désirerait apprendre votre art?
P. : Ne pas être trop ambitieux au
départ, commencer simple et petit : point simples, fils
moyens simples, projets de petite taille.
Connaître les symbôles.
Apprendre un point à la fois.
Persévérer.
B.G
:En tant que créatrice, avez-vous
un rêve?
P. : Que crochet ne soit plus synonyme de mamie
ou de napperon.
Je voudrais voir le crochet dans la rue, à
égalité avec le tricot.
B.G
:Si le
crochet était un animal,
lequel serait-il pour vous ?
P. : Un chat. Angora.
Beau, élégant, doux et chaud.
On croit l’avoir dompté, mais il s’est
laissé faire, et à la moindre occasion il fait
savoir qu’il est libre.
Merci beaucoup Pyogazel, je suis certaine
qu'il ne faudra pas attendre une nouvelle vie pour admirer vos
modèles dans nos magazines!

Merci
beaucoup Pyogazel, je suis certaine qu'il ne faudra pas attendre une
nouvelle vie pour admirer vos modèles dans nos magazines!
Pour
contacter Pyogazel, recopier cet email en enlevant les points
d'interrogations:
Pyogazel???@yahoo???.fr
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